L'hiver, dans la gloriette.
Il fait 32°C humide et lourd; "l'hiver" commence bientôt au Nicaragua. Malgré que nous soyons dans l'hémisphère nord, c'est ainsi que l'on appelle ici cette saison qui commence en mai pour se terminer en novembre. Ailleurs, on l'appelle la mousson; c'est chaud et humide, et, de temps à autres, le ciel nous tombe sur la tête sous la forme d'averses intenses, soudaines et généralement courtes. Je ne sais pas pourquoi, mais cette moiteur me rappelle Tennessee Williams, et Marlon Brando transpirant dans son deux pièces cuisine à New-Orleans; je dis bien la température seulement. En fait, j'adore cette moiteur qui justifie la paresse, et j'aurais mieux fait de trouver une autre référence, plus gaie pour exprimer vraiment ce que je ressens...
J'ai retrouvé ma gloriette, encore plus belle que je l'avais laissée grâce au travail acharné de Jean-Pierre; en plus de l'éclairage tamisé et d'un superbe ventilateur de plafond, elle est maintenant jouxtée du plus charmant et intime terrain de pétanque qui soit. Ne venez surtout pas ici, vous ne voudrez plus jamais repartir! Je vous avais déjà vanté la végétation luxuriante du parc qui entoure la maison; je n'avais rien vu encore... La pluie des derniers jours lui a donné un lustre et un éclat que je pouvais difficilement soupçonner pendant la saison sèche. Les verts sont éclatants, et les fleurs éclosent par centaines, de toutes les couleurs. Le spectacle est glorieux, ce qui est tout à fait à propos quand on l'observe d'une gloriette (je vous présente mes excuses, ça m'a échappé)
Charlatan m'attendait, boudeur un peu, comme l'avait si bien prévu une lectrice anonyme. La bouderie fut courte cependant; nous sommes redevenus les meilleurs amis du monde. Il me suit comme un chien, se couche sagement sur une chaise près de moi pendant mes repas, et m'apporte un mulot de temps à autres au cas où je voudrais partager le sien. Il n'a presque pas grossi, ce qui me fait penser que si c'est un couguar, il doit être de l'espèce à croissance lente. Ah oui, j'oubliais, c'est une femelle; comme il est déjà baptisé, je continuerai à le traiter en mâle jusqu'à ce qu'il sorte du placard (ou du sac!) de façon tangible, si je n'arrive pas à l'en empêcher...
Voilà chères et chers amis; je suis arrivé à la maison après un voyage court et sans histoires, et un séjour fructueux et agité à Montréal. Je vais reprendre le cours de mes chroniques nicaraguayennes dès que je serai acclimaté. Dites-moi si des sujets vous intéressent, j'essaierai de les creuser.

1 commentaire:
Enfin le plaisir de vous lire à nouveau, nous voulons de photos pour partager les beautés glorieuses!!! Et cette chatte qui vous cachera ses petits dans le placard, qui ronronnera sur votre lit et fera mille grâces pour vous séduire ce qui est déjà fait. Charlatane! bien nommée. Et de la race féline jusqu'au bout des griffes. Vous êtes piégé mon ami, elle vous appartient désormais la coquine, il lui faudra une valise et un passeport. Bon hiver. Écrivez écrivez.
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