samedi 31 mars 2007
jeudi 29 mars 2007
Et c'est reparti!
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dimanche 25 mars 2007
Petits riens (suite)
San-Juan del Sur
Encore une mauvaise photo prise depuis la terrasse de la pension où j'ai séjourné, un jour de visite d'un voilier de croisière, mais vous voyez l'idée....
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J'ai passé le week-end à San-Juan del Sur, mon deuxième, cette fois en compagnie de Jean-Pierre. C'est la plage à la mode du Nicaragua; le paradis des agents d'immeuble et le miroir aux alouettes des gringos. C'est aussi le scénario habituel largement éprouvé au Mexique et dans les Caraïbes: petit village de pêcheurs, belle baie bien abritée et superbe vue, pêcheurs pauvres, développeurs aux aguets et quantité de riches amateurs de paradis tropicaux exclusifs. C'est comme si une bombe atomique était tombée sur la communauté. Les heureux propriétaires de maisons ou de terrains les vendent à prix d'or aux riches étrangers, et les pauvres locataires déménagent à la campagne où, comme chacun sait, l'air est plus sain et moins humide qu'au bord de la mer. En plus, ils peuvent enfin lâcher la pêche pour se reconvertir dans la construction ou dans la restauration. Les maisons à 500 000 dollars poussent comme des champignons sur les hauteurs, et une rangée de bars et restaurants est venue occulter le bord de mer, le "Malecon" comme on l'appelle dans les pays latinos. C'est le progrès économique dans toute sa magnificence et toute sa sauvagerie qui s'abat sur le village; difficile de porter un jugement sur les effets de ce genre de bouleversement, mais c'est un vrai changement de vie pour les habitants.
Nous étions hébergés chez Anita, propriétaire d'une énorme et belle maison dans le village, à 50 mètres de la mer, une maison comme seuls les italiens de goût savent les décorer. La photo a été prise depuis son mirador sur le toit. Anita est une mamma italienne que je vais sûrement marier, surtout si vous continuez à me bouder comme vous le faites depuis quelques jours.... Tant pis pour vous! Voilà bientôt une semaine que je vous dis que je serai à Montréal vers la mi-avril, et j'ai seulement reçu 2 commentaires.... Je sais que mon blog devient un peu ennuyant et répétitif, mais je pensais que l'amitié que je vous porte vous rendrait plus indulgentes à mon égard... Enfin, pour revenir à Anita, elle tient pension dans le village; 4 superbes chambres qu'elle loue 40$ par jour, petit déjeuner inclus. La qualité de sa clientèle rend les petits déjeuners extrêmement intéressants; c'est le dernier salon où l'on cause, version tropiques. J'y retournerai; pour la mer bien sûr, pour ces distrayants petits-déjeuners et pour Anita, cette mamma d'anthologie
De retour à la maison, Jean-Pierre a terminé le vaste projet de refaire l'éclairage de la gloriette. Nous l'avons inauguré hier soir et elle est désormais prête à vous accueillir, brillant de mille feux grâce au talent unique de Jean-Pierre. Elle est maintenant parfaite et il n'y manque que vous!
Je déteste partir. Tant de choses à faire et l'inquiétude fallacieuse d'en oublier; toutes ces petites choses en cours d'exécution qu'on doit suspendre jusqu'au retour toujours incertain, et cette douceur de vivre à laquelle je me suis vite habitué et que je vais abandonner, pour peu de temps j'espère.... Demain, dès l'aube, je partirai... À moins que ce ne soit après-demain!
Je vais à nouveau être à la merci des connexions internet pour un certain temps, mais je vais essayer très fort de vous tenir informées pendant ce voyage que je prévois plus court qu'à l'aller. J'ai l'intention de passer le Honduras et le Guatemala à la vitesse de l'éclair. Selon mes états d'âme, il se pourrait que je traîne un peu dans le Chiapas avant de m'éclater à 140 km/heure aux États-Unis pour vite vous revenir!
Pour tout de suite, je me laisse aller à la mélancolie de ce départ.
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vendredi 23 mars 2007
Petits riens
Voici Emer junior, aussi appelé Emercito, fils d'Emer notre jardinier. Non, il n'est pas en prison, il fait la sieste là où il est tombé de sommeil, dans la buanderie.
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Vendredi soir, à la maison. Nous arrivons du restaurant "La cueva del Buzo", à 10 minutes de chez-nous, notre plus belle découverte depuis mon arrivée à Managua; probablement aussi le secret le mieux gardé. Service totalement pourri, mais un grand chef en cuisine. J'ai décidé de l'adopter et c'est là que je vous amènerai dîner si vous venez me voir. C'est selon moi la meilleure table du pays (jusque à ce que je découvre la prochaine!)
Nous aurions aussi bien pu dîner dans la gloriette en cette superbe soirée; Jean-Pierre est en train de terminer l'éclairage et c'est un pur ravissement que d'y veiller en bonne compagnie.
Mon séjour touche à sa fin; les choses sont en place, les travaux lourds vont bientôt commencer. Jean-Pierre va en assurer le démarrage, je viendrai le remplacer fin avril et les autres partenaires prendront la suite. Cette maison, déjà facile à vivre, va devenir un petit paradis tropical. Les mangues mûrissent tranquillement; on dirait qu'elles deviennent moins menaçantes, comme si elles avaient renoncé à se défendre tant elles sont désormais convaincues qu'elles finiront mangées par ceux qu'elles n'ont pas réussi à éliminer. Les premières bananes viennent d'éclore; le spectacle est magique pour le faux nordique que je suis. L'énorme fleur s'ouvre pétale après pétale pour découvrir le régime rangée par rangée. Comme pour les mangues et les avocats, nous en aurons plus que nous ne pourrons en manger. Nous en donnerons et, hélas, nous en jetterons....
Demain, nous partons pour le week-end à San Juan del Sur. Jean-Pierre y a des amis, et nous allons profiter de ma voiture pour une dernière fois. J'y ai déjà passé 3 journées magnifiques, et je n'aimerais pas en occulter le souvenir. Je verrai si je fais bien d'y retourner si tôt.
Mercredi prochain je partirai pour le grand voyage de retour. Seul à nouveau sur ces chemins que je commence à connaître. J'ai prévu peu d'arrêts; Copan (Honduras) sûrement, et après au Chiapas. Je ne sais pas encore si j'opterai pour la cote du Pacifique ou si je retournerai à Veracruz dont je suis tombé amoureux. Je vais traverser le Guatemala aussi vite que possible; plus que les autres pays de la région, c'est un état presque de non-droit où la violence est un mode banal de résolution des litiges. Récemment, 3 députés salvadoriens y ont été assassinés par des policiers. Les 4 policiers ont été arrêtés et, dès le lendemain, on les a retrouvés égorgés dans leur cellule.... Comme vous pouvez voir, je vais vivre dangereusement ces prochains jours! Je me rattraperai en allant contempler les cerisiers en fleur de Washington, et en flânant dans le printemps du Maryland.
Si je survis à tous ces risques, je devrais arriver à Montréal à la mi-avril ou plus tard, selon les événements ou les rencontres de passage. Comme notre gardien est tombé amoureux de mon manteau d'hiver, j'arriverai légèrement vêtu. Je compte sur vous pour que le printemps soit précoce et doux pour l'homme du sud que je me sens devenir.
Je prévois rester 2 semaines seulement avec vous, et repartir en avion pour le Nicaragua où je resterai environ 2 mois. Je pense aussi pouvoir être plus assidu dans la rédaction de ce blog pendant le voyage. Stay tuned.
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mercredi 21 mars 2007
Le permis
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dimanche 4 mars 2007
Pleine lune et autres petites choses
Vue de Managua depuis la terrasse du restaurant "El Intermezzo del bosque". Situé dans les collines de la banlieue sud. Agrandissez la photo en cliquant dessus ou plissez les yeux ou faites les deux; vous pourrez voir la ville et le lac de Managua à mes pieds. La brume de chaleur est permanente et gâche la vie du piètre photographe que je suis.
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C'est ma deuxième pleine lune depuis mon arrivée ici; je l'ai vue monter hier soir dans un ciel clair, je l'ai revue ce matin à 6 heures, éclatante de blancheur malgré le jour naissant. Il fait encore beau; désespérément beau devrais-je dire pour mes pauvres admiratrices québécoises plongées jusqu'au cou dans la neige et le froid de cet interminable hiver. Il fait beau tous les jours; à peine avons-nous eu une petite ondée de quelques minutes en deux mois... Une pissade (à moins que ce ne soit une pisserade) de cigale comme dirait mon ami Jean-Pierre. Les journées sont chaudes, rafraîchies cependant par cette petite brise constante qui nous vient des Alizés, les soirées et les nuits sont idéalement fraîches; on pourrait se lasser de cette uniformité, mais pourrions-nous vraiment nous lasser du paradis? Grave question que je soumets à notre réflexion.
Notre ami Marc est avec nous depuis bientôt une semaine, et il est tombé sous le charme lui aussi. Faut dire qu'en arrivant, il a rétabli le niveau du stock de Ricard qui commençait sérieusement à diminuer. Pour la peine, nous lui avons donné une promotion; à partir de maintenant, il est aussi V.-P. coloriste, ambiance et cadre de vie. Forcément, le stock de Ricard est reparti à la baisse; il fallait bien fêter ça! Heureusement, Marc-André arrive aujourd'hui avec du nouveau stock...
12 mars 2007
Manana; ça se prononce "maniana" comme vous le savez, et ça veut dire "demain", comme vous le savez aussi. Voilà presque 15 jours que je finis par dire ça en pensant à ce blog; vous avez recommencé à m'engueuler comme d'habitude, alors, pour vous calmer les nerfs je vais devoir publier quelque chose juste pour que vous sachiez que j'existe encore. Comme de raison, ça sera complètement éclaté, et je vais encore devoir laisser de côté le sujet de fond que j'avais annoncé dans mon dernier message, faute de temps pour réfléchir. Manana, c'est aussi ce que tout le monde nous dit pour bien nous faire comprendre que c'est vraiment très bientôt qu'ils vont nous faire le truc qu'ils nous avaient promis pour hier. Ricard aidant, j'ai fini par trouver ça vraiment cool. Pourquoi faire aujourd'hui ce qui peut aussi bien être fait demain? De toute façon, il fait toujours beau et chaud, et le frigo produit tous les glaçons qu'il faut pour accompagner notre bonheur.
Tout ça pour vous dire que les choses avancent lentement, et que ça me dérange pas mal moins après deux mois de séjour ici. Alors, vu que mes associés sont ici, j'en ai profité pour prendre quelques jours de vacances, et comme j'y ais pris goût, je vais en reprendre deux ou trois autres très bientôt. Je suis allé en villégiature à Granada, qui est la plus vieille ville des Amériques. Ce voyage mérite à lui seul une chronique, alors ce sera pour la prochaine fois. Sachez seulement que j'y ai passé les meilleurs moments de ce voyage.
Charlatan m'a fait la fête à mon retour; il a dormi dans mon lit, moi aussi, mais juste un peu moins que lui. Ce soir je fermerai la porte. Finalement, il est possible que ce soit un chat normal, pas sûr, mais possible; j'ai vu son cousin à Granada et ça m'a un peu rassuré. Il reste que ces petites touffes de poil au bout des oreilles, ainsi qu'un je ne sais quoi dans le regard méritent que je réserve encore mon jugement.
Je vais devoir quitter ce pays pour retourner à la maison plus vite que je le pensais; je suis incapable de renouveler mon permis d'importation temporaire de ma voiture. J'ai essayé très fort, mais il n'y a rien à faire, je vous raconterai. J'avais prévu partir début avril, je partirai vers le 25 mars. Ce n'est pas dramatique, mais les choses commencent à se précipiter. La bonne nouvelle, c'est que j'aurai plus de temps pour vous écrire sur tous ces sujets que je laisse en suspens faute de temps.
Je repars en vacances pour 2 ou trois jours, et je vous reviens très vite après.
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