vendredi 29 décembre 2006

Terra incognita

Me voilà enfin en terre inconnue. Je suis à Lafayette, Louisiane. C'est la première fois que je mets les pieds ici. Les roues devrais-je dire, parce que je suis rentré directement dans le motel pour n'en pas ressortir après une longue journée de route. Je ne vous ai pas écrit hier, terrassé par le décalage horaire(?). J'ai pris une heure de moins par rapport à Montréal; je suis désormais à l'heure centrale. En fait, la vérité c'est que j'ai lézardé toute la soirée à me promener en chemise à Auburn (Georgia) pour cuver le rosé que j'ai pris en dînant avant de rentrer me coucher. Enfin des températures décentes après une petite étape cool sur des autoroutes parfaites et avec peu de trafic. J'ai enfin quitté la I-95 à Florence pour passer par Columbia, Augusta et Atlanta où j'ai eu une pensée pour Martin Luther King Jr. J'ai aussi traversé la rivière Savannah (pourquoi dit-on rivière alors que c'est un fleuve?) J'aimerais vivre près de cette rivière s'il n'y avait pas autant d'américains. C'est à Auburn (ville universitaire et grande équipe de football) que j'ai couché donc et que j'ai décidé de suivre les conseils avisés de ma filleule Marie-Ève, à savoir d'arrêter de musarder et de me hâter vers des endroits que je ne connais pas. Job done. J'ai résisté à l'envie de faire étape à la Nouvelle-Orleans (on verra au retour) et Lafayette me voilà! Il à fait 25 degrés celsius et je vous écrit la fenêtre grande ouverte. Vu en passant: Le tronçon de 5 ou 6 km de l'autoroute 85 qui traverse Montgommery s'appelle Martin Luther King Jr par résolution de l'assemblée législative de l'Alabama. L'autoroute 65 qui part de la et se rend à Mobile s'appelle l'autoroute des héros; il doit s'agir des héros du vietnam ou de la guerre du golfe ou de la Grenade etc... Ça fait un genre d'équilibre dans les baptêmes autoroutiers...
À force de musarder, je suis confronté à un grave problème; si je veux être au Mexique pour le nouvel an, je vais devoir passer la frontière pendant le week-end. Selon mes informations, c'est complètement nul. Les douaniers qui travaillent sont de mauvaise humeur, et le trafic est infernal; il se pourrait même que je ne soit pas capable de faire mon paperwork (visa, permis d'importation de l'auto, assurances etc...) L'heure est grave. Je devrai peut-être me stocker dans une station balnéaire américaine jusqu'à mardi!
Allez, je vous laisse pour essayer de résoudre ce grave dilemme.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

DE RETOUR EN VILLE , BONNE & HEUREUSE ANNÉE 2007.
VIVA LA VIDA
JPO