Petits riens (suite)
San-Juan del Sur
Encore une mauvaise photo prise depuis la terrasse de la pension où j'ai séjourné, un jour de visite d'un voilier de croisière, mais vous voyez l'idée....
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J'ai passé le week-end à San-Juan del Sur, mon deuxième, cette fois en compagnie de Jean-Pierre. C'est la plage à la mode du Nicaragua; le paradis des agents d'immeuble et le miroir aux alouettes des gringos. C'est aussi le scénario habituel largement éprouvé au Mexique et dans les Caraïbes: petit village de pêcheurs, belle baie bien abritée et superbe vue, pêcheurs pauvres, développeurs aux aguets et quantité de riches amateurs de paradis tropicaux exclusifs. C'est comme si une bombe atomique était tombée sur la communauté. Les heureux propriétaires de maisons ou de terrains les vendent à prix d'or aux riches étrangers, et les pauvres locataires déménagent à la campagne où, comme chacun sait, l'air est plus sain et moins humide qu'au bord de la mer. En plus, ils peuvent enfin lâcher la pêche pour se reconvertir dans la construction ou dans la restauration. Les maisons à 500 000 dollars poussent comme des champignons sur les hauteurs, et une rangée de bars et restaurants est venue occulter le bord de mer, le "Malecon" comme on l'appelle dans les pays latinos. C'est le progrès économique dans toute sa magnificence et toute sa sauvagerie qui s'abat sur le village; difficile de porter un jugement sur les effets de ce genre de bouleversement, mais c'est un vrai changement de vie pour les habitants.
Nous étions hébergés chez Anita, propriétaire d'une énorme et belle maison dans le village, à 50 mètres de la mer, une maison comme seuls les italiens de goût savent les décorer. La photo a été prise depuis son mirador sur le toit. Anita est une mamma italienne que je vais sûrement marier, surtout si vous continuez à me bouder comme vous le faites depuis quelques jours.... Tant pis pour vous! Voilà bientôt une semaine que je vous dis que je serai à Montréal vers la mi-avril, et j'ai seulement reçu 2 commentaires.... Je sais que mon blog devient un peu ennuyant et répétitif, mais je pensais que l'amitié que je vous porte vous rendrait plus indulgentes à mon égard... Enfin, pour revenir à Anita, elle tient pension dans le village; 4 superbes chambres qu'elle loue 40$ par jour, petit déjeuner inclus. La qualité de sa clientèle rend les petits déjeuners extrêmement intéressants; c'est le dernier salon où l'on cause, version tropiques. J'y retournerai; pour la mer bien sûr, pour ces distrayants petits-déjeuners et pour Anita, cette mamma d'anthologie
De retour à la maison, Jean-Pierre a terminé le vaste projet de refaire l'éclairage de la gloriette. Nous l'avons inauguré hier soir et elle est désormais prête à vous accueillir, brillant de mille feux grâce au talent unique de Jean-Pierre. Elle est maintenant parfaite et il n'y manque que vous!
Je déteste partir. Tant de choses à faire et l'inquiétude fallacieuse d'en oublier; toutes ces petites choses en cours d'exécution qu'on doit suspendre jusqu'au retour toujours incertain, et cette douceur de vivre à laquelle je me suis vite habitué et que je vais abandonner, pour peu de temps j'espère.... Demain, dès l'aube, je partirai... À moins que ce ne soit après-demain!
Je vais à nouveau être à la merci des connexions internet pour un certain temps, mais je vais essayer très fort de vous tenir informées pendant ce voyage que je prévois plus court qu'à l'aller. J'ai l'intention de passer le Honduras et le Guatemala à la vitesse de l'éclair. Selon mes états d'âme, il se pourrait que je traîne un peu dans le Chiapas avant de m'éclater à 140 km/heure aux États-Unis pour vite vous revenir!
Pour tout de suite, je me laisse aller à la mélancolie de ce départ.

4 commentaires:
Non Pierre t'es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout le monde
Parce qu'une demi-vieille
Parce qu'une fausse blonde(?)
T'a bien fait manger
Non Pierre t'es pas tout seul
Mais tu sais que tu me fais honte
A sangloter comme ça
Bêtement devant tout le monde
Parce qu'une Mama de Turin (?)
T'a claqué dans les mains
Non Pierre t'es pas tout seul
Mais tu fais honte à voir
Les gens se paient notre tête
Fous ton camp de ce parloir
Allez viens Jef viens viens
:-) avec toutes mes excuses à Monsieur Brel de cet emprunt... mais c'est juste pour te dire qu'on est là et qu'on a hâte de te voir!
Bisous à notre Jean-Pierre et à toi! Bonne route.
Marie
Cher Pierre, Je me joins à M. et N. pour te dire que moi aussi je te trouve bien courageux de te retaper tout ce voyage pour revenir à Montréal.
Tu vas être ici juste dans le bon temps pour peut-être venir faire un tour à l'AGA de la Caisse, le 23 avril!
En attendant, bonne route et grosses bises,
M.
Mais il y a ici mamma italienne, douce québécoise,secrète admiratrice, bonne cuisinière,voyageuse aventureuse,douée pour tous les rôles et plus encore, bref le choix de mariables...! Il faut écrire, entretenir le feu et qui sait repartir avec une promise!!!
Je savais qu'on entendrait parler de femme !!!
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