samedi 7 avril 2007

Spring has an identity crisis


C'est le diagnostic de "USA TODAY" sur ce printemps déboussolé qui vous fait souffrir et qui va me faire souffrir bientôt. C'est donc un cas de psychanalyse, et l'on sait que ça prend du temps.
Pour vous consoler, voici une photo de la "Laguna de Apoyo" . C'est un ancien cratère de volcan, près de Granada, un endroit que nous avons considéré lorsque nous cherchions une maison.
Je suis rendu à Tuscaloosa, Alabama. J'ai dû faire une petite attisée dans l'auto, le thermomètre n'a pas dépassé 10°C de la journée. Il faisait 35° avant-hier, 25° hier. Toute une descente dans l'échelle des valeurs! Ça ne fait rien, je continue; j'ai pensé un moment faire demi-tour et revenir plus tard, mais je sens que vous m'attendez avec tant d'impatience que je ne peux me décider à vous faire ce mauvais coup....
J'ai fait une bonne journée tranquille; je suis parti plus tard que prévu, à 11 heures. C'est la faute à la télé que j'ai regardé pour la première fois depuis longtemps. Il y avait ce film, vous savez celui qui raconte l'histoire d'un employé de FedEx ou UPS qui se ramasse tout seul sur une île déserte pendant 4 ans, après un accident d'avion. Le rôle du naufragé est magnifiquement interprété par Tom Hanks, et je ne me rappelle pas le titre ("Seul au monde" ou quelque chose du genre) C'est un film sur la solitude, et c'est pour ça qu'il m'a interpellé et que je l'ai regardé jusqu'à cette fin terrible où le personnage semble comprendre que la vraie solitude est celle que nous vivons tous les jours, parmi les nôtres.... Allez le louer, c'est un bon film. Je l'avais déjà vu, et je l'ai revu jusqu'à 2 heures du matin. C'est pour ça que je me suis levé tard!
J'ai traversé la Louisiane au complet, le Mississipi de travers et je suis en plein milieu de l'Alabama. Une route de rêve, peu de trafic, des paysages verts, peu de villes, de la forêt et de la campagne (champêtre, pas bucolique; vous vous rappelez?) J'aime conduire et j'aime rouler sur ces routes fabuleuses et sans fin des États-Unis; c'est un peu comme d'être condamné à rêver, sans avoir à se justifier de ne rien faire auprès de personne, et surtout de moi-même. Je vais quand même essayer de partir plus tôt demain histoire de m'acheter du temps pour les cerisiers de Washington, à moins que ce ne soit pour traverser le Blue-Ridge; on verra bien.
Souhaitez-moi de me coucher tôt. Joyeuses Pâques à toutes et tous.

Aucun commentaire: