Encore Veracruz
Veracruz, 7 janvier 2007 (je mets l’année pour m’habituer, c’est fou comme on perd la notion du temps dans ce genre de trip solitaire!)
Je resterais volontiers dans cette belle ville vraiment conviviale; beau climat, belle architecture bien préservée dans le quartier historique, pas trop de touristes étrangers, pas trop de mendicité même si l’extrême pauvreté reste visible….
Veracruz (La vraie croix) compte 550 000 habitants, et elle a été fondée en 1598. C’est un genre de Québec du sud. Les habitants s’appellent les « Jarochos »; aucun rapport, comme pour les habitants de Rio de Janeiro (Quizz : celle-là, je vous laisse chercher un peu! Si vous trouvez, mettez-le en commentaire, comme ça tout le monde le saura) Ce sont, je vous l’ai déjà dit, des Totonacos en plus beaux. J’ai su pourquoi; c’est parce qu’ils sont mâtinés de Toltèque et Aztèque, probablement les civilisations qui les ont zigouillés quand ils sont tous devenus des petits gros à force de sélection génétique invertie. J’en suis pas encore revenu; imaginez à quoi les québécois pourraient ressembler dans 1000 ans si on éliminait tous les Guy Lafleur et les Myriam Bédart! J’en frissonne rien que d’y penser…. Même «Word» m’a mis un souligné trembloté sous Bédart!
J’habite un magnifique hôtel dans le quartier historique à 2 pas du Zocalo où je vais prendre tous mes repas, et en face du port. C’est un monastère franciscain construit en 1615 je crois, et qui a été superbement restauré. Le plafond de ma chambre est à peu près à 18 pieds de haut, et elle pourrait contenir l’assemblée annuelle de la Caisse de la Culture! J’ai 2 ou trois photos de la cour intérieure que je pourrai publier si vous me le demandez. S’ils avaient mis internet dans les chambres, je serais au paradis (Encore que surfer au bord de la piscine en buvant une Corona bien fraîche, il y a de pires punitions!) tout ça pour 45$ par jour.
Nous sommes dimanche et il fait beau avec une brise de mer qui atténue la canicule. Cet après-midi, je suis allé me promener sur le Malecon. Comme vous le savez, c’est ainsi qu’on appelle le bord de mer aménagé dans les pays latinos. Les Jarochos se promenaient en famille dans leurs habits du dimanche (ce qui fait un certain sens) Je me suis assis sur un banc pour les regarder passer. J’ai assisté aussi au départ d’un gros cargo mexicain appelé « Alamo ». Les défaites des uns sont toujours la victoire d’un autre. Les mexicains ont gagné à Alamo, mais ils ont perdu le Texas. Ils ont quand même l’air assez content du résultat net puisqu’ils ont donné le nom de Santa Ana à la place près de mon hôtel (c’est le général qui a gagné l’un et qui a perdu l’autre) Comme disait mon douanier existentialiste, on s’en fout qu’il nous aient pris le Texas et la Californie, on est en train de les envahir à petit feu et au complet!
La vie est belle, mais le ciel risque de s’assombrir; vous vous rappelez (peut-être ne vous l’ai-je pas dit) que je n’ai pas d’assurance auto pour l’Amérique centrale; le courtier qui m’a vendu l’assurance mexicaine me demandait 3 ou 4 semaines d’attente pour m’en fournir une; je suis parti quand même en me disant que je pourrai en trouver une au Mexique ou à la frontière des autres pays. C’était une autre des raisons que j’avais de me poser quelques jours dans une grande ville; pour trouver un assureur. Cependant, plus le temps passe, moins j’ai envie d’aller me cogner le nez à la frontière du Guatemala pour réaliser qu’il n’y a pas d’assureur! Comme vous savez, je suis arrivé ici le week-end, et les courtiers se reposent. J’ai donc décidé de rester lundi et j’espère pouvoir régler ça demain. Si ça ne marche pas, faudra décider autre chose.
Je m’en vais prendre une dernière Corona au bord de la piscine et j’essaye de vous envoyer ça avec, peut-être une ou deux photos….
Remember The Alamo!
Bon, j’ai essayé et ça n’a pas marché. Manana, avec peut-être des bonnes nouvelles. J’ai quand même pu envoyer 2 e-mail; ne vous impatientez pas, votre tour finira bien par arriver.

3 commentaires:
Jean-Marc a trouvé la réponse du quizz: les habitabts de Rio de Janeiro s'appellent les CARIOCA
J'avais trouvé mais faut laisser la chance à d'autres... bien plus que
"Les défaites des uns sont toujours la victoire d'un autre" (Le dilettante)
Peter, continue a prendre de la Corona....¸a te vas tr`s bien !!
jpo
Enregistrer un commentaire