Toujours tropical, mais moins tramp!
Aucun rapport avec le texte du message; un paresseux dans un arbre, sur la place d'un petit village dans les environs de Managua. Nous, on a des écureuils, ici c'est entre autres des paresseux.
Il y a un petit chemin bétonné qui nous conduit de la gloriette où je passe le plus clair de mon temps, à la maison. Ce chemin est bordé de plantes tropicales, comme il se doit sous ces latitudes. Parmi elles, un jeune bananier projette une palme en plein à la hauteur de mon front. Pendant plus d'une semaine, j'ai baissé la tête pour éviter l'obstacle en me disant chaque fois qu'il faudrait bien demander à Emer de tailler cette palme qui nuit à mon passage. Je ne l'ai pas fait, le bananier à poussé suffisamment pour que je ne courbe plus l'échine en passant. Les plantes poussent à vue d'oeil dans ce pays de cocagne....
Emer, c'est notre jardinier. Jeune vingtaine, peu bavard et taciturne, il soigne efficacement les centaines de plantes ornementales et d'arbres fruitiers qui ornent notre propriété. Son épouse Leticia fait le ménage et la cuisine, peu de cuisine et beaucoup de ménage. Elle est toujours accompagnée de son petit Emer de 2 ans, Emercito pour le distinguer de son papa. Lorsque je me lève, à 6 heures et demie, le café fume déjà dans la cuisine où je vais me servir la première tasse pour aller la déguster dans la gloriette où Leticia m'accueille, souriante comme à son habitude. Elle ira bientôt me cueillir une orange ou un pamplemousse, ou encore une mangue bien mûre ou quelques bananes ou encore quelques fruits exotiques que je laisserai là, sur la table, pour le plaisir de qui voudra les déguster. Le matin je me contente de cet excellent café en attendant que le gardien de nuit, Vidal Antonio, vienne me faire son rapport en me remettant "l'escopeta" qu'il est si fier de porter.
Voilà la vie que je mène depuis la dernière fois que je vous ai parlé; déjà la routine après ce grand vagabondage à travers les Amériques. Il est vrai que certaines routines sont moins tristes que d'autres.
Je vous ai déjà dis que je ne suis plus seul; en plus de toute cette équipe que je viens de vous présenter, je partage cette grande maison avec Myriam, la fille de Jean-Pierre, et son mari Santiago. Mardi dernier, André, un de nos partenaires, est venu nous rejoindre. Dans quelques jours, Jean-Pierre lui même sera ici, peut-être avec d'autres amis. Il restera encore de la place pour la visite, et il y aura des mangues pour tous.
Je vous ai longtemps laissés sans nouvelles; un peu par égoïsme et par paresse, mais beaucoup par manque de connexion Internet.... Le Nicaragua est un pays paradoxal; les gens sont gentils, doux et empathiques, les commerçants sont serviables et efficaces, mais pour avoir Internet, il faut faire un vrai parcours du combattant auprès du monopole privé qui gère la téléphonie. Il m'a fallu 8 jours francs avant de pouvoir bénéficier du plaisir de vous écrire depuis le confort de mon nouveau foyer. J'aurais toujours pu aller le faire au bord de la piscine du Holiday Inn, mais je me suis entêté; je tenais à écrire ce message ici même. Voilà, c'est fait.
J'ai pris un grand plaisir à vous écrire ce petit mot quotidien (ou presque) pendant cette traversée; j'ai beaucoup apprécié vos commentaires et vos encouragements. Si vous voulez bien, je continuerai à publier un petit mot de temps à autres, selon l'inspiration, ou jusqu'à ce que l'exercice perde son intérêt, pour vous ou pour moi. Faites-moi savoir si l'exercice vous intéresse; je tâcherai aussi de publier quelques photos d'ici et du voyage.

5 commentaires:
Ben oui ça nous interresse toujours sourtout que ça me donne le goût d'aller découvrir ce pays un de ces quatres....
Prenez un verre a notre santé!!!
Ciao, a plus.
MM
Oui,moi aussi je veux que tu continues à nous envoyer des chroniques. Merci pour ton message e mail et pour ton billet d'aujourd'hui.(en passant je trouve que tu fais bien pitié, Le sais-tu qu'ici, ces jours-ci, on se tape des - 21 degré la nuit et des - 17 le jour!)
Hasta luego,
M.
Bien sûr qu'il faut continuer ces billets si rafraîchissants !
Ça apporte un espace fleuri dans ma vie parfois trop trépidante. Merci de partager ces clins d'oeil à la vrai vie et vive le moment présent.
Tant que l'activité est intéressante pour l'écrivain, elle l'est d'autant plus pour le lecteur qui s'en nourrit.
Très zen et thérapeutique
Et le café, il est comment ?
Carole la bénévole créole
Mon cher Peter Gun , AVEC NOTRE SUPER JARDINIER ,AVEZ VOUS DÉCIDÉ DE L'EMPLACEMENT DU TERRAIN DE PÉTANQUE ,J'AI AVEC MOI TOUTES LES DIMENSIONS REQUISES QUE J'EMMENNE LE 20 FÉVRIER , SI DIOS QUIERE AINSI QUE LE RICARD !!
Quidado Hombre
jpo
Cher Pierre, tu dois continuer. je te lis régulièrement et je suis déĉu s'Il n'y pas lanouvelle du jour
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